24 février 2022

La (bonne) gestion des matières résiduelles, pourquoi c’est important?

La gestion des matières résiduelles (GMR) est un des enjeux prioritaires en tourisme et dans la lutte aux changements climatiques. Lorsqu’on parle de GMR, on fait ici référence à l’étape de fin de vie d’un produit dans le cycle de vie du modèle économique traditionnel dominant, comme l’explique le schéma suivant:

Cycle de vie d’un produit du modèle économique linéaire, TDQ

 

C’est quoi le problème?

 

Si nos sites d’enfouissement débordent et que l’on exporte nos déchets ailleurs, c’est qu’on a trop de déchets à gérer et que notre gestion n’est pas optimale.

 

 

Trop de déchets à gérer

 

Le Québec est l’un des plus grands producteurs de déchets au monde. En 2021, on a produit environ 385 kg de déchets par personne. Nos voisins de la Nouvelle-Écosse produisent moins que la moitié des déchets du Québec, c’est assez impressionnant!

On ne le dira jamais assez, réduire est la première étape de toute démarche impliquant la consommation des ressources provenant de la planète. À l’évidence, les ressources planétaires ne sont pas illimitées. D’ailleurs, chaque année, le Jour du dépassement est de plus en plus tôt. Cette journée représente le moment où toutes les ressources disponibles sur la planète pour l’année en cours ont été consommées. En 1970, c’était le 30 décembre, mais en 2021, ce fut le 29 juillet! Ce qui veut dire que pendant les 5 derniers mois de 2021, nous avons consommé des ressources qui n’auront pas le temps de se renouveler, nous étions en situation de déficit écologique… 

 

Overshootday.org

Hélas, la croissance de la population mondiale et l’industrialisation des pays en voie de développement ne feront pas en sorte que nos besoins en ressources diminuent, bien au contraire. De plus, la plupart des biens produits que nous consommons ne sont pas nécessairement utiles ni essentiels, mais sont liés aux valeurs des sociétés capitalistes qui encouragent la surconsommation et l’accumulation de biens, comme si le bonheur était lié à l’amas de matériels. Sans parler du fait que certaines entreprises fabriquent, en toute connaissance de cause, des biens qui sont conçus pour ne pas être durables afin d’assurer le roulement de leur activité. On appelle cette stratégie commerciale l’obsolescence programmée, mais nous en parlerons plus en détail dans un prochain article. 

Tout ce qui se trouve autour de vous, chaque objet utilisé au quotidien (ordinateur, ustensile, brosse à dents…), meuble, aliment, vêtement provient de ressources naturelles et émettra des gaz à effet de serre (GES) tout au long de son cycle de vie. Alors que certaines ressources (renouvelables) se régénèrent relativement bien (par exemple, le bois peut prendre 10 à 50 ans), d’autres ressources, comme le pétrole, peuvent prendre des millions d’années. C’est pour cela qu’on appelle ces dernières, des ressources non renouvelables. Il est donc très important de les utiliser de façon intelligente et responsable afin de ne pas les épuiser.

Le problème se trouve donc ici, le modèle économique dominant n’est pas durable et doit être remplacé…

 

Impacts négatifs du Cycle de vie traditionnel

 

Notre gestion n’est pas optimale

 

Le pire dans cette histoire, la plupart de ces ressources sont extraites afin de fabriquer des choses qui ne sont pas réutilisées et qui se ramassent directement au dépotoir ou à l’incinérateur! En 2021, on a envoyé au dépotoir chaque jour plus de 17 000 tonnes de déchets, c’est astronomique! On estime qu’au Québec plus de 90% des matières résiduelles pourraient être utilisées, recyclées ou valorisées, mais malgré tout, seulement 32% des matières récupérables le sont vraiment. En effet, notre gestion n’est pas encore optimale et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver!

 

Les matières organiques

 

Au Québec, ce sont nos matières organiques qui représentent la plus grande part de la composition de nos déchets avec 60%. C’est une bonne nouvelle dans la mesure où elles peuvent servir, par exemple, à produire du biogaz ou être utilisées en agriculture afin d’enrichir les sols. 

 

Le truc à savoir est que, nos restes de tables, lorsqu’ils sont enfouis avec les autres déchets, émettent du méthane, un puissant GES, plutôt que d’être utilisés pour ce qu’ils sont: de précieuses ressources. 

 

Difficile de s’y retrouver! 

 

Le recyclage sert à récolter des matériaux qui ne servent plus et à les transformer en de nouveaux produits. C’est une des façons sûres d’organiser nos déchets et de protéger notre planète. Toutefois,  plusieurs d’entre nous ne le font pas correctement, ce qui contribue à la contamination et donc au gaspillage de ressources précieuses. 

 

La contamination c’est quand on place des déchets qui n’ont pas leur place au recyclage et qu’on finit par gaspiller tout le reste! Vous n’avez pas idée de ce que les gens peuvent déposer au recyclage (des os de poulet ou des couches sales par exemple)! 

 

C’est vrai qu’il est parfois difficile de s’y retrouver… Aujourd’hui, il est fréquent de tomber sur un emballage dit biodégradable ou compostable alors qu’il est en fait impossible de réellement en disposer correctement. Parfois, les organisations qui les fournissent n’en sont même pas conscientes et pensent être écoresponsables, imaginez! Nous tenterons de vous aider à y voir plus clair dans un prochain article, mais ce qui est important à savoir est que le plastique, compostable ou pas, reste du plastique. Qu’il soit biodégradable, oxobiodégradable, PLA, certifié ou compostable, toutes ces options sont majoritairement déposées dans le contenant à ordures. La raison est simple: les infrastructures municipales de la plupart des territoires au Québec ne sont pas en mesure de traiter ces matières. Celles-ci contaminent donc le recyclage et/ou ne se décomposent pas dans nos plateformes de compostage. 

 

Les bonnes raisons d’agir

 

 

Parce qu’on aime voyager et qu’on veut continuer de le faire!

 

Saviez-vous que les touristes génèrent beaucoup de déchets? Selon le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), les voyageurs sont responsables de 35 millions de déchets par an. Par exemple, 52% des déchets méditerranéens, composés à 95% de plastique, proviennent du tourisme! Avec plus de 200 000 touristes par an dans cette région, les déchets marins augmentent de 40% en période estivale.  À ce rythme, nos enfants et petits enfants apprendront ce qu’est la mer à travers les livres, car on aura pollué toutes les plages! Non seulement les déchets qui s’entassent sur nos sites touristiques nuisent à l’environnement et à la santé, mais ils nuisent aussi à la beauté des paysages et à la qualité de vie des populations locales.

 

Lorsqu’on est en déplacement, il est parfois plus difficile de ne pas avoir recours à des produits à usage unique et d’éviter les emballages. De plus, les endroits pour en disposer ne sont pas toujours nombreux ou bien identifiés. Mais en se préparant bien, il est tout à fait possible d’éviter d’envahir les endroits touristiques de matières résiduelles. 

 

Parce qu’on aura plus le choix!

 

Heureusement, il sera bientôt obligatoire de détourner les déchets alimentaires de l’élimination! Le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) avec sa Stratégie de valorisation de la matière organique prévoit instaurer la gestion de la matière organique sur 100% du territoire municipal d’ici 2025 ainsi que valoriser au moins 70 % de la matière organique d’ici 2030 et 100 % pour les industries, commerces et institutions d’ici 2025. Cette stratégie vise à répondre à trois enjeux majeurs: 

 

  • Mettre un terme au gaspillage des ressources; 
  • Contribuer à la lutte contre les changements climatiques;
  • Responsabiliser l’ensemble des acteurs concernés pour la gestion des matières résiduelles.

 

D’ici là, vous pouvez trouver sur le site de Recyc-Québec une carte des municipalités qui offre le service.

 

Parce-que le gaspillage est un enjeu planétaire important

 

En effet, le gaspillage coûte cher et dans tous les sens du terme…  Voici quelques données tirées du site de Recyc-Québec:

 

  • 33% de la nourriture produite dans le monde est perdue ou jetée.
  • La nourriture produite mais non consommée occupe inutilement près de 1,4 milliard d’hectares de terres, ce qui correspond à la superficie du Canada et de l’Inde réunis.
  • Au Canada, 63 %, soit 11,2 millions de tonnes des résidus alimentaires que nous jetons à la poubelle ou dans le bac brun auraient pu être mangées ou données (ex. : à des banques alimentaires). Pour un ménage moyen, ça représente 1 100 $ par an! 
  • En plus d’occasionner une utilisation inadéquate de nos ressources, l’enfouissement de ces aliments génère des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui contribuent aux changements climatiques.

 

Parce que c’est payant!

 

En plus d’assurer la survie des entreprises, de contribuer à la sécurité alimentaire, la lutte contre les inégalités et les changements climatiques, la GMR, c’est bon pour les affaires! 

 

L’implantation d’une politique et d’un système de GMR permet de rendre une entreprise plus compétitive, car non seulement, les déchets coûteront plus cher à enfouir qu’à traiter et valoriser mais aussi, la (bonne) gestion des matières résiduelles offre la possibilité de faire des économies et d’obtenir un retour sur investissement.

 

En effet, considérer la gestion des matières résiduelles peut vous permettre de transformer vos déchets en source de revenus ou d’économie et de faire reconnaître votre marque. De plus, les économies que vous ferez sur la collecte et le traitement des déchets pourraient vous permettre d’investir dans d’autres projets!

 

D’ailleurs une étude a permis d’évaluer le retour sur investissement des divers efforts entrepris pour réduire le gaspillage et les pertes alimentaires auprès de 700 compagnies, réparties sur 1200 sites dans 17 pays. Même si les résultats varient selon les divers secteurs d’activités, l’étude a permis de déterminer que pour chaque 1$ investi dans la réduction du gaspillage et des pertes alimentaires, 14$ sont économisés par l’entreprise. C’est un résultat qui devrait tous nous stimuler!

 

En plus d’être un investissement payant dont les coûts d’implantation seront absorbés sur le long terme, du financement existe pour les organisations désirant améliorer leur bilan environnemental en matière de GMR! Contactez votre agent Écoleader pour en savoir plus.

 

www.fondsecoleader.ca

 

Solutions et pistes d’amélioration à différentes échelles

 

Écoconditionnalité

 

Connaissez-vous le principe du pollueur-payeur? Le nom dit tout, on pollue, on paye. Ce concept est déjà appliqué aux Industries, commerces et institutions (ICI) et, dans un objectif de réduction, cela semble fonctionner. En effet, de 2002 à 2018, le volume de déchets des ICI à diminuer de 41% au Québec.

 

Hum, intéressant! Pourquoi ne pas appliquer ce principe au secteur résidentiel?

 

C’est ce qu’à fait la ville de Beaconsfield, en réponse à sa mauvaise performance de 2013 lorsqu’elle fut reconnue comme la deuxième ville de l’île de Montréal produisant le plus de déchets par habitant. Elle s’est alors donnée l’objectif inverse: devenir la première ville à en produire le moins. Ainsi, suite à une période d’essai fructueuse (diminution de 51% de matières enfouies en 3 ans), elle a mis sur pied sa stratégie commune de réduction des matières résiduelles impliquant une nouvelle tarification incitative et un système de collecte intelligente. Les citoyens paient selon la taille de leur bac et le nombre de levées. Des conseils ont aussi été donnés aux citoyen.nes afin de les aider à réduire leur quantité de déchets, par exemple, en suggérant de privilégier l’herbicyclage et le feuillicyclage.

 

Le cycle de vie en mode solutions, TDQ

 

Réflexion et réduction à la source

 

Le principe du pollueur-payeur en gestion des matières résiduelles amène à réfléchir à ce que l’on met dans notre poubelle et la réflexion fait justement partie des solutions pour tout ce qui touche à la transition écologique.

 

Le Principe des R

 

Qu’on parle de 3,4,5 ou même 6 R, le principe reste le même. On doit Réduire avant tout. Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas et en plus, on n’a pas à se casser la tête pour le gérer!

 

L’association québécoise Zéro déchet (AQZD) parle des 5R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Redonner à la terre et en ajoute un 6e pour Réparer. Tant qu’à y être (soyons fous!) et ajoutons un R supplémentaire pour Réfléchir tout en haut, car la première étape c’est aussi celle de la réflexion. C’est là qu’on revoit nos priorités, qu’on se questionne sur nos besoins “essentiels”, qu’on refuse de gaspiller des ressources et de remplir les sites d’enfouissements. C’est ici que nos choix sont importants et font toute la différence comme citoyen, voyageur ou organisation. Allons ‘y donc avec 7R :

 

Réfléchir (à nos besoins, nos choix et nos priorités)
Refuser, Réduire
Réparer, Réutiliser
Recycler, (Re)créer (les déchets des uns devient la matière première des autres, recréer de la richesse telle que le compost)

 

La règle des 3N-J

 

Dans le même ordre d’idée, lorsque vient le temps de faire des choix d’approvisionnement, le Spa Eastman suit la règle des 3N-J (nu, non loin, naturel et juste). Tel qu’indiqué dans leur fiche de membre chez Tourisme durable Québec: « nous choisissons des produits avec le moins d’emballage possible, les moins transformés, biologiques le plus possible et de préférence achetés localement ou régionalement auprès d’entreprises respectueuses de l’environnement et des êtres humains ». Pour les intéressés, le concept des 3N-J est expliqué par Laure Waridel dans son livre L’envers de l’assiette.

 

L’écoefficacité et l’écoconception

 

En matière de gestion des déchets, appliquer aux particuliers, les mêmes règles (principe du pollueur-payeur) qu’aux ICI, comme le fait la ville de Beaconsfield peut sembler simple et logique, cependant, encore faut-il que le consommateur ait l’option de choisir de générer ou pas des déchets! Il n’est pas toujours facile ou possible d’opter pour une solution plus écoresponsable. Pour ce faire, une réflexion en amont s’impose à l’échelle des fournisseurs. En effet, au moment de la conception et de la fabrication, on a le pouvoir de choisir le destin des biens ou services tout au long de leur cycle de vie. Les biens et services doivent être réfléchis et conçus en termes d’économie d’énergie, de réduction des matières destinées à l’élimination ainsi qu’en termes de durabilité (produits réparables et durables dans le temps). Les fournisseurs doivent être tenus responsables de la gestion de fin de vie de leurs produits, c’est ce qu’on appelle la Responsabilité élargie des producteurs.

 

L’écofiscalité

 

Pour dicter la voie à suivre aux fournisseurs, c’est à l’échelle de nos gouvernements que le pouvoir se trouve. En effet, la réglementation est un moyen de plus pour limiter l’atteinte à l’environnement. Après tout, “la carotte et le bâton” est une stratégie éprouvée !

 

Ainsi, des mesures fiscales comme des crédits d’impôt, des subventions ou l’imposition de taxes (ex. sur des produits à usage unique) peuvent aider à favoriser le changement. Lorsque les comportements à encourager ou à décourager sont en lien avec l’atteinte à l’environnement, on appelle cela l’écofiscalité. Au Québec, le programme sur la redistribution aux municipalités des redevances pour l’élimination de matières résiduelles en est un exemple concret. Celui-ci encourage les municipalités du Québec à mettre en œuvre un plan de gestion des matières résiduelles et récompense leurs performances.

 

L’internalisation des coûts

 

Afin de favoriser l’atteinte de nos objectifs de réduction des déchets et du gaspillage, il est temps que l’on paie le vrai coût des choses et que la maximisation des profits ne soit plus le seul critère recherché.

 

En effet, tout au long du cycle de vie d’un bien ou d’un service produit par une entreprise qui en retire des profits, les coûts environnementaux et sociaux ne sont pas pris en compte et sont “donner au suivant”. Prenons l’exemple d’un circuit touristique, en chiffrant son empreinte carbone, nous pourrions inclure les coûts reliés à la décarbonisation dans le prix du voyage. Ainsi, l’internalisation des coûts (qui est aussi une mesure d’écofiscalité) servira à orienter les voyageurs vers des circuits plus faibles en carbone (et donc moins cher). Ou encore, pensons aux déchets que nous exportons dans des pays où les normes environnementales et sociales sont moins sévères parce que cela est plus rentable (et moins dangereux) que de les gérer nous-mêmes. Et bien, c’est un bon exemple d’externalisation des coûts, car les impacts négatifs (ex. la pollution, l’atteinte à la santé) sont vécus ailleurs.

 

En résumé, il serait intéressant que ces coûts indirects se reflètent dans la facture de l’acheteur afin, encore une fois, de décourager la (sur)consommation de biens et services non essentiels et à fort impact environnemental.

 

L’économie circulaire

 

Il est clair que le modèle économique actuel montre des défaillances. Heureusement, on parle de plus en plus d’économies alternatives. En ce qui concerne la gestion de matières résiduelles, l’économie circulaire apporte une solution concrète pour l’atteinte d’objectif de réduction des déchets et du gaspillage. Nous en reparlerons plus en détail dans un prochain article, mais d’ici là, je vous laisse sur l’image suivante qui est assez éloquente!

 

Image: Circular Flanders

 

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin!

 

La (bonne) gestion des déchets est prioritaire et nous avons les moyens d’atteindre nos objectifs si nous faisons preuve d’ouverture, d’innovation ainsi que de respect des autres et des ressources.  La collaboration à toutes les échelles est primordiale pour notre réussite comme société. Chacun de nous fait partie de la solution!

 

Texte par Geneviève Turner

Collaboration: Yasmine Benbelaid

 

Lire les autres textes de la thématique:

 

 

  • À venir: Comment améliorer la gestion de ses déchets

 

Pour visionner l’enregistrement du Café Jasette du 23 février 2022 lié à la thématique de la gestion de matières résiduelles: Écoresto : une recette gagnante, vers une solution zéro déchet

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Pour aller plus loin

 

Lectures

 

L’envers de l’assiette, Laure Waridel

La transition c’est maintenant, Laure Waridel

L’état des lieux et la gestion des résidus ultimes, Rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), 2022

Mémoire de l’Association Québécoise Zéro Déchet (AQZD) suite au dernier rapport du BAPE

Moins de pertes et de gaspillage alimentaires, moins de déchets d’emballage, Conseil National Zéro Déchet, Rapport sommaire

 

Visionnement

 

Café-Jasette: Écoresto : une recette gagnante, vers une solution zéro déchet, Tourisme durable Québec, 2022

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Le Gaspillage alimentaire dans l’événementiel, Extrait des Vivats 2021

 

Que faire de nos déchets?, Découverte 2022

 

Lexique*

 

Écoconception: Mode de conception et de fabrication de produits ou procédés caractérisé par la préoccupation de réduire les atteintes négatives à l’environnement tout au long de leur cycle de vie.

 

Écoconditionnalité: Le gouvernement du Québec définit l’écoconditionnalité comme un «mécanisme qui lie le financement public des entreprises au respect de l’environnement», dans une démarche qui s’appuie sur le principe du pollueur-payeur.

 

Écoefficacité: Principe qui postule la capacité de produire des biens et des services de qualité et en quantité voulue tout en réduisant les atteintes à l’environnement. L’idée est de «faire plus, avec moins», en diminuant la consommation d’énergie ou de ressources tout en générant moins de déchets et en produisant des biens plus durables.

 

Écofiscalité: Ensemble de mesures fiscales pour inciter les individus comme les entreprises à modifier leurs comportements pour limiter les atteintes à l’environnement. Il peut s’agir de crédits d’impôt pour favoriser certains comportements comme de l’imposition de taxes (on parle parfois d’écotaxes) pour en décourager d’autres.

 

Économie circulaire: Modèle économique à vision systémique qui favorise le fonctionnement en boucle afin d’éliminer la notion de déchets, pour que les déchets des uns deviennent les ressources des autres. L’idée est de limiter au maximum la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables.

 

Internalisation des coûts: Concept permettant à la fois de contenir les effets des externalités sociales et environnementales, mais aussi de mieux refléter le coût «réel» de certains biens et services pour dissuader l’achat et l’usage de ceux dont les effets négatifs sont les plus grands.

 

Responsabilité élargie des producteurs: Principe selon lequel les entreprises qui mettent sur le marché des produits sont responsables de leur gestion en fin de vie.

 

*Extrait du Glossaire de la transition du livre : La transition c’est maintenant

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